La chute et l’ensevelissement sont les risques les plus courants dans les silos de stockage des céréales. : (Photo archives correspondante NR, Sylviane Desport)
L’inspecteur du travail à l’agriculture d’Indre-et-Loire doit rendre prochainement ses conclusions au procureur de la République au sujet du terrible accident survenu le 6 novembre dans un silo à maïs de la coopérative Ligéa, de Cigogné. Rappelons qu’un homme de 38 ans, Jean-Paul Chevreau, demeurant à Ligueil, a trouvé la mort en descendant dans le fond d’une cuve de ce silo.
Un drame rare dans le département mais qui illustre les dangers bien réels de ces bâtiments de stockage des céréales. Dans l’Indre, le 4 novembre, un magasinier du silo de la société de grains Villemont, à Guilly, avait également trouvé la mort dans un accident similaire. Début octobre, c’est dans le Loir-et-Cher qu’un agriculteur est décédé enseveli dans un silo de tournesol.
L’inspection du travail en agriculture recense entre 15 et 20 silos de stockage de céréales dans le département d’Indre-et-Loire. Ils appartiennent, bien entendu, à différentes coopératives agricoles. « Les risques principaux liés aux silos sont connus, explique l’inspecteur départemental. Il s’agit de la chute de hauteur, de l’ensevelissement ou de l’asphyxie puisqu’on utilise des traitements chimiques qui peuvent être nocifs… Et puis, il y a, bien sûr, le risque majeur d’explosion ». Un danger extrême qui avait malheureusement coûté la vie à plusieurs personnes dans un silo de Blaye, en Gironde.
Des effectifs
limités
Mais, pour les salariés, ce sont surtout des dangers comme la chute ou l’ensevelissement qui restent les plus courants. « Il y a aussi les risques que l’on peut rencontrer dans toutes les entreprises, comme ceux des engins mécaniques, poursuit l’inspecteur. Nous effectuons, bien entendu, des contrôles mais dans la mesure de nos effectifs qui sont assez limités. »
L’enquête menée sur le drame de Cigogné par l’inspection du travail à l’agriculture devrait, en tout cas, permettre de mieux cerner les circonstances du décès du salarié. Et d’établir s’il y a eu ou non un quelconque manquement aux règles de sécurité.