Dans la perspective des régionales qu’elle ne peut pas se permettre de perdre, la gauche essaie de se reconstruire. : (Photo archives) Le parti socialiste tient la Touraine : Tours, agglomération, grandes villes, conseils général et régional. Pourtant, il n’a jamais été aussi mal dans sa peau. Pas bon signe avant les régionales 2010 où il aura à défendre son territoire.
La gauche tourangelle, c’est aussi les « Mélenchon », les communistes, les écologistes et, peut-être le MoDem et des ex-MoDem. Sans parler de l’extrême-gauche, mais c’est une autre histoire. État des lieux avant l’automne.
Au PS.
« La gauche est majoritaire aux européennes. Notre problème, c’est qu’on est bons mais divisés face à une droite efficace dans sa stratégie de bloc central », se désole le premier secrétaire fédéral, Jean-Patrick Gille. Il est pour une liste unique dès le premier tour, « cohérente, efficace, lisible, ayant du sens ». Il conclut sans ambages : « On est au pied du mur. Qu’on arrête de faire n’importe quoi. »
Au conseil général. Il y a péril en la demeure. « Ambiance fabiusienne », résume avec ironie un ex-Fabiusien, le dissident Alain Michel. La gouvernance de la présidente Claude Roiron est en cause. Et celle-ci prévoit une année 2010 « encore plus difficile ». Ce 2 juillet, sa majorité et le parti, le PS, se réunissaient pour mettre tout sur la table.
Au conseil régional. Malgré les rumeurs et son manque de notoriété, le président François Bonneau serait bien le candidat tête de liste en mars 2010, et Jean Germain resterait son premier vice-président, au risque de ne pas donner l’image du renouvellement.
Chez les Verts. Objectif, faire fructifier la victoire des européennes. Une liste autonome aux régionales ? Mais, avec quelle personnalité à sa tête ? Il y a des voix discordantes, comme celle de la vice-présidente Verte tourangelle Agnès Thibal qui parle de « militants dopés qui pourraient vite déchanter aux régionales ». Elle est pour l’union, tout de suite.
Au Front de gauche. Le Parti de gauche (les Mélenchon, qui regardent vers le NPA) va-t-il suivre le PC qui, lui, voudra conserver ses élus dans l’exécutif du conseil régional, à l’image du vice-président Jean-Michel Bodin qui est pour un rassemblement dès le 1er tour ?
Au MoDem. Les Bayrouistes auraient leur carte à jouer aux régionales car la liste UMP d’Hervé Novelli serait marquée très à droite. Mais, il faudra régler le cas Colette Girard à Tours.
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